Théâtre de l'AGORA

AGORA : Place publique, lieu où se font des rencontres, où naissent des débats

Presse

Le Théâtre de l'Agora en représentation tout l'été De quoi rire de la crise

lunion270609

MIEUX vaut en rire. Voilà une expression qui colle parfaitement à l'esprit de la prochaine pièce de l'Agora. Car, cette année, le personnage au centre de l'histoire n'est autre que… la crise !
« Évidemment, ce n'est pas très original, concède Jean-Pierre Drouin, qui endosse tour à tour le costume d'auteur, d'acteur et de metteur en scène. Mais j'ai voulu m'inspirer de la réalité. Le théâtre est aussi témoin de son temps. »
La troupe nous emmène dans une petite usine de porte-chaussettes, nommée Clic-Clac - « On a choisi volontairement un objet vraiment inutile », précise Jean-Pierre Drouin. L'entreprise va mal est s'apprête à mettre la clé sous la porte. Mais la direction a disparu et le patron vient de partir en vacances.
Patron voyou
« Nous avons souhaité retranscrire la vie d'une petite boîte de province, comme celles qui sont menacées en ce moment », poursuit Agnès Yver, comédienne.
Sur scène, cinq personnages aux caractères bien trempés s'entrecroisent : « Il y a le chef d'entreprise, le préfet et sa fille, une employée et un stagiaire. L'histoire est surtout là pour raconter les difficultés qu'ils ont pour se comprendre. » En répétition depuis le début de mai, la compagnie théâtrale originaire d'Escardes prépare minutieusement sa première.
Les mouvements sont encore hésitants, le texte a du mal de sortir et la chorégraphie doit être ajustée.
Première ce soir
Mais à quelques heures de monter sur scène, les cinq comédiens de l'Agora n'ont pas le temps de ressentir le trac.
Dès ce soir, ils débuteront une longue tournée de près de trois mois, rassemblant une quinzaine de dates, dans tout le sud-ouest marnais : « C'est la quinzième année que l'on fait ça. Pour nous, c'est à chaque fois un peu des vacances. On ne pense jamais à la fatigue. »
Quant à savoir si les spectateurs répondront présents : « D'habitude, on fait environ un millier d'entrées payantes. Mais cette année, avec la crise, on ne sait pas trop… » Vous avez dit ironique ?
Charles MARTIN

Publié dans le journal L'Union le samedi 27 juin 2009