Théâtre de l'AGORA

AGORA : Place publique, lieu où se font des rencontres, où naissent des débats

Les pièces

Récréation 39

Parsemée de chansons grinçantes, tendres ou comiques.
Pour tous publics, à partir de 9 ans

Un spectacle écrit et réalisé par Jean-Pierre DROUIN

Mise en scène : Jean-Pierre DROUIN
Musiques : François PROUST
Lumières : Claire HOSCURE
Scénographie : Jean-Pierre VANDENBERGHE
Costumes : Marie VARIAIS
Avec:
YVAN : Jean-Marc ALBERT
ARNOLPHE : Jean-Pierre DROUIN
L'INSTITUTEUR : Gérard JOURDE
MARIANNE : Chantal DUPUY
ELISABETH : Agnès YVER

 
La cour de récréation est souvent le théâtre de drôles de jeux… On s'y défoule, on s'y fait des amis, on s'y fâche, on s'y réconcilie... Bref, on y vit sa vie.Récréation 39, c'est l'histoire d'un maître d'école qui veut faire de la dernière journée de classe de l'année 1939, fête, dont les élèves se souviendront...
 
 
C'est aussi l'histoire de quatre enfants, Marianne, Élisabeth, Arnolphe et Yvan, qui ne sont jamais d'accord sur rien, qui se battent, s'allient, se mettent en confiance pour mieux se trahir.C'est l'histoire d'une fête qui ne sera pas réussie... Récréation 39 se passe juste avant la deuxième guerre mondiale. sans pourtant en être la reconstitution historique. La pièce raconte les attitudes des quatre pays les plus directement impliqués dans le conflit, à travers le comportement de quatre enfants.Parsemée de chansons grinçantes tendres ou comiques, la pièce ne fait pas le procès de Hitler ni de Staline pas plus que ceux de Pétain et de Churchill. Elle dénonce seulement des attitudes qui, entre 39 et 45, ont envoyé des millions d'hommes à la mort.II fallait trouver un juste milieu entre une analyse, une didactique, et un survol superficiel et anecdotique de cette période.Ainsi, à travers des jeux simples, des situations quotidiennes, vont se dessiner le caractère des enfants, ni meilleurs, ni plus mauvais les uns que les autres. Ce n'est qu'une situation exceptionnelle (la proposition du maître de les voir construire en commun "l'école de leurs rêves"), qui va donner une dimension "stratégique" à leurs réactions d'enfants. L'histoire devient alors prétexte pour montrer, preuves à l'appui, que l'intolérance, le mépris de "l'autre", peuvent, même lorsque le fait parait anodin, aboutir à des catastrophes dont chacun, s'il n'est pas vigilant, deviendra complice."Ceux qui ont connu la guerre", de près ou de loin, et même "ceux qui connaissent l'Histoire" reconnaîtront chacun des protagonistes, et seront complices de cette démonstration simple du processus qui fait que l'homme devient assez fou, à un moment donné, pour ne pas voir d'autre solution que celle de se battre et de faire la guerre.Quant à ceux qui ne connaissent cette guerre que par les échos assourdis des "anciens", ils suivront les aventures des quatre enfants, Marianne, Élisabeth, Arnolphe et Yvan dans cette cour d'école, ce dernier jour de classe de l'année 1939... ils écouteront le maître d'école leur parler des "congés payés", instaurés en France depuis trois ans, mais aussi des mauvaises nouvelles entendues à la radio, comme quoi Hitler venait d'envahir la Tchécoslovaquie, puis la Pologne.Ils verront Arnolphe emprisonner Marianne, et la contraindre à lui donner la moitié de sa "part de cour". Ils seront témoins de la signature d'un "pacte" entre Arnolphe et Yvan. Ils regarderont Élisabeth aider Marianne à chasser Arnolphe. Ils assisteront enfin à la destruction du monde, construit par quatre enfants et détruit par eux même dans des jeux de lumières...Nul doute que les bruits du conflit parviendront jusqu'à eux.