Théâtre de l'AGORA

AGORA : Place publique, lieu où se font des rencontres, où naissent des débats

Les pièces

Mangeront-ils ?

Affiche-mangerontils
Comédie poétique mêlée de Couplets
de Victor Hugo - Musique Benoît Urbain
Mise en scène Jean-Pierre Drouin

Arrangements et orchestration : Benoït Urbain
Décor : ARILUS - Armelle Drouin - UlricStahl
Costumes : GENIA - Lumières : Philippe Frich
Avec : Jean-Pierre Drouin, Nathalie Lacroix, Clémence Mercier, Didier Boulle, Damien Roussineau et Agnès Yver

 

Dans un cadre qui ressemble à celui des contes de fées, Hugo représente ici un roi jaloux, furieux et ridicule, qui poursuit sa fiancée (Lady Janet), et l’amant de celle ci (Lord Slada).... Les deux fugitifs se réfugient dans un cloître... où la nourriture manque....
Mangeront-ils?... C’est toute l’intrigue de la pièce.... Ils seront aidés par un voleur, (Aïrolo,) qui leur trouvera à manger, et par une sorcière (Zineb), qui, en protégeant Aïrolo, trompera le roi grâce à une prophétie grotesque, à laquelle le souverain sera assez stupide de croire...
Écrite en 1867, alors que Victor Hugo, à 65 ans, est en exil sur l’Ile de Guernesey, « Mangeront-ils » est une pièce dans laquelle s’exprime toute l’aversion d’Hugo pour un régime qui se fonde sur l’abus d’un pouvoir personnel, sur la répression et la limitation des libertés publiques. On y retrouve les sujets de prédilection de l’auteur : La liberté, la dénonciation de la tyrannie politique, l’humanité des faibles ....
« Mangeront-ils » est une fable politique, poétique et bur- lesque. Hugo y mène une pure satire dérisoire du régime politique de « Napoléon le petit ».
Afin de donner une actualité à cette fable peu connue, c’est un choeur chanté, qui va présenter l’intrigue au public.... Comme les fables de La Fontaine, dont on devrait chaque matin déguster une bouchée, « Mangeront-ils » a une actualité permanente, et c’est ce qui fait sa puissance.
Il nous semblerait dommage de restreindre la pièce à une œuvre « classique » , au sens un peu poussiéreux du terme, à une fiction que l’on conterai, sans aucune accroche au réel...
Alors, le choeur, c’est le clin d’oeil qui nous dit que « toute ressemblance avec des personnes.... »