Théâtre de l'AGORA

AGORA : Place publique, lieu où se font des rencontres, où naissent des débats

Presse

Victor Hugo prend la clé des champs

MONTGENOST (Marne). La deuxième représentation du Théâtre à la ferme aura lieu ce soir à Montgenost, où « Mangeront-ils ? » de Victor Hugo sera joué dans ce cadre atypique.

POUR la dix-huitième année, le théâtre de l'Agora d'Escardes organise jusqu'au 1er septembre son « Théâtre à la ferme ».
Après Escardes fin juin, c'est Montgenost qui accueille ce soir la deuxième étape du festival d'été, qui compte quinze dates. Au programme « Mangeront-ils ? », une comédie poétique mêlée de couplets de Victor Hugo. Du théâtre dans un hangar agricole (un ancien pressoir ce soir), une manière de rapprocher la scène d'un public qui ne se rend pas toujours à Reims ou Epernay pour voir du théâtre.

« On peut jouer n'importe où »


« On ne vient pas apporter la culture, tient à préciser le metteur en scène Jean-Pierre Drouin. Il n'y a pas de démarche éducative, nous venons jouer chez des gens déjà cultivés, devant un public qui vient car il a confiance en la compagnie. »
Une confiance née en 1995, à l'époque où la compagnie « ne faisait rien l'été, et a voulu créer quelque chose de différent par rapport à la programmation d'hiver ». Avant que les six comédiens (venus de toute la France) puissent jouer, il faut tout installer quelques heures avant la représentation… et tout démonter juste après, un travail « plus long que la durée du spectacle », explique Jean-Pierre Drouin. Le hangar agricole, un endroit « grand, large et acoustique » qui se prête bien à la tenue d'une pièce de théâtre selon les organisateurs, même si vendredi, c'est un ancien pressoir qui servira de cadre à la représentation.
« Le théâtre est souple, on peut le jouer n'importe où, insistent-ils. Il a vécu avant que les premiers théâtres n'existent. » L'an dernier, environ 1 500 personnes ont assisté aux quinze représentations. Un succès pour le Théâtre de l'Agora, qui fêtera ses quarante ans l'année prochaine.
Et qui souhaite remercier les exploitants qui l'accueillent, et n'espère qu'une chose : « Que le public vienne nombreux ».

Benjamin HAY

Représentation à Montgenost ce vendredi à 21 heures (parcours indiqué par fléchage). Tarifs : adultes 12 euros, adhérents Agora 10 euros, groupes (15 personnes) 10 euros, enfants de 12 à 16 ans, 6 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations possibles au 03.26.80.41.15.

Publié dans le journal L'Union le vendredi 06 juillet 2012

Théâtre au collège Les élèves sur les planches

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Les collégiens répètent une fois par semaine.

Depuis trois ans, les collégiens d'Esternay font du théâtre. Une activité qui entre dans le cadre de l'accompagnement éducatif. Actuellement ils répètent une pièce d'Alfred Jarry, « Le père Ubu ».
Ils effectuent des exercices gestuels et de mémoire lors des répétitions pour apprendre à capter l'attention des spectateurs. C'est ainsi chaque semaine. L'activité est animée par des professionnels du théâtre comme avec Agnès Yver que l'on retrouve tous les étés lors des tournées du théâtre de l'Agora.
« On laisse les notes de côté, explique le principal. L'élève peut se mettre en valeur d'une façon différente. Certains élèves ont du mal à s'intégrer à l'école, en société, et par le biais de cet exercice ils se retrouvent eux-mêmes, se lancent des défis, et parfois étonnent leurs camarades », explique leur professeur Florence.
Gregory Maciazek, principal du collège, explique que ce projet est, « une ouverture d'esprit essentielle et importante pour que l'adolescent puisse se valoriser dans une discipline ».

Publié dans le journal L'Union le samedi 14 avril 2012

Le théâtre investit les villages

DÉCLOISONNEMENT. Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre viendra à toi ! C'est dans cet esprit que Jean-Pierre Drouin et son équipe sillonnent les villages de la Marne sur leur chariot théâtre. La 18e édition du Théâtre à la ferme a débuté ce week-end avec un texte de Victor Hugo à l'honneur.

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Depuis la création du théâtre à la ferme, les comédiens ont joué des auteurs
aussi divers que Labiche, Feydeau et Offenbach, sans oublier les propres créations

C'est une belle aventure qui dure depuis maintenant près de 20 ans. A l'origine de tout cela, un homme, Jean-Pierre Drouin, qui crée en 1973 le théâtre de l'Agora. Il se donne dès le départ pour mission de pratiquer un théâtre populaire, dans le sens où l'entendait Jean Vilar.
Installée à Paris et avec pour seuls moyens financiers ses recettes propres, l'équipe de comédiens s'est efforcée de ne jamais s'éloigner de cette mission, jusqu'au jour où il fallut prendre la décision : partir en province pour rencontrer le véritable public populaire… C'est ainsi que la troupe débarque en 1987 à la campagne, dans le sud-ouest marnais. Puis germe dans l'esprit de Jean-Pierre Drouin l'idée du Théâtre à la ferme. Car c'est bien beau d'être à la campagne, encore faut-il que les gens puissent avoir accès aux pièces présentées par sa troupe.
« L'intérêt du Théâtre à la ferme réside dans le fait qu'une commune, si retirée qu'elle soit, peut voir arriver un jour une troupe de comédiens, et voir transformer la place du village, ou la cour d'une ferme, ou même un hangar, en un lieu théâtral, avec tout ce que cela comporte de magie, notent les responsables de l'opération. Pour un soir, les habitants de cette commune et ceux des alentours, délaisseront leur poste de télévision pour venir voir les comédiens « en vrai »».
« Une fable politique, poétique et burlesque »
A l'occasion de la 18e tournée du « Théâtre à la ferme », Jean-Pierre Drouin présente une pièce peu connue de Victor Hugo, « Mangeront-ils ? » Dans un cadre qui ressemble à celui des contes de fées, Victor Hugo représente un roi jaloux, furieux et ridicule, qui poursuit sa fiancée (Lady Janet), et l'amant de celle-ci (Lord Slada)… Les deux amants se réfugient dans un cloître où la nourriture manque. Mangeront-ils ?…. C'est toute l'intrigue de la pièce. Ils seront aidés par un voleur, Aïrolo, qui leur trouvera à manger, et par une sorcière Zineb qui protégera Aïrolo et trompera le roi par une prophétie grotesque, à laquelle le souverain sera assez stupide de croire…
« Écrite en 1867, alors que Hugo, à 65 ans, est en exil sur l'Ile de Guernesey, « Mangeront-ils » est une pièce dans laquelle s'exprime toute l'aversion d'Hugo pour un régime qui se fonde sur la puissance d'un pouvoir personnel, sur la répressio de l'opposition et la limitation des libertés publiques. On y retrouve les sujets de prédilection de l'auteur : la liberté, la dénonciation de la tyrannie politique, l'humanité des faibles…. « Mangeront-ils » est une fable politique, poétique et burlesque. Hugo y mène une pure satire dérisoire du régime politique de Napoléon le petit. »
Après une première prévue hier soir à Escardes, commune où est installé le théâtre de l'Agora, la tournée passera le vendredi 6 juillet à Montgenost, le samedi 7 juillet à Bergères-sous-Montmirail, le vendredi 27 juillet à Joiselle, le samedi 28 juillet à Corrobert, le vendredi 3 août à Gaye, le samedi 4 août à la Chapelle-Lasson, le vendredi 10 août à Esternay, samedi 11 août à la Forestiere, mardi 14 août à Courgivaux, samedi 18 août à Lachy, vendredi 24 août à Broussy-le-Petit, samedi 25 août à Vauchamps, vendredi 31 août à Champguyon et enfin le samedi 1er septembre à Sézanne.

Publié dans le journal L'Union le dimanche 01 juillet 2012
G. A.-T.

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Les représentations ont lieu à chaque fois à 21 heures. Réservation au 03.26.80.41.15. Prix des places : 12 euros pour les adultes, 6 euros pour les enfants de 12 à 16 ans, gratuit pour les autres.

Ultime représentation de « Léonie est en avance » de Georges Feydeau ce vendredi Un dernier vaudeville

union310811bAprès s'être produit dans quatorze fermes du Sézannais, Le théâtre à la ferme de la compagnie de comédiens professionnels d'Escardes clôture sa tournée à Sézanne. Une pièce à ne pas manquer, à condition d'être suffisamment couvert.

 

«LEONIE est en avance », mais en forme aussi. Après quatorze représentations depuis le 25 juin dernier, la Compagnie du Théâtre de l'Agora est bien rodée. « A chaque représentation, on s'améliore », remarque Agnès Yver, comédienne qui interprète une vigoureuse sage-femme au caractère bien trempé.
« On a déjà comparé mon personnage au médecin du malade imaginaire de Molière… En fait, la madame Virtuel que je joue reste savante, en parlant de « môle hydatiforme » mais fait un peu d'esbroufe de temps en temps », présente l'artiste, dans la troupe du Théâtre à la ferme depuis le début en 1995.
Ce vaudeville* de Georges Feydeau, auteur dramatique français, est l'histoire de Léonie, une jeune femme enceinte et capricieuse. Issue de la bourgeoisie, elle a choisi Toudoux, un mari d'un rang inférieur et un peu stupide, qui ne trouvera pas vraiment sa place dans sa nouvelle famille.
Les six comédiens, à qui ni la pêche ni la justesse de la voix ne font défaut, rendent à cette farce toute sa puissance en matière d'humour notamment. Le ton est bien senti, l'âme de Feydeau ressuscite à chaque nouvelle représentation.A noter la brillance et le talent vocal de Cécile Magnet, ancienne élève du Conservatoire de Paris et les mimiques tordantes de la jeune Clémence Mercier, alias Léonie et d'Agnès Yver.
Le seul bémol de ces spectacles est qu'ils peuvent devenir pour l'auditoire une véritable épreuve de résistance au froid. Cette formule de shows en ferme de plein air, avec l'odeur du foin n'est appréciable qu'au-dessus des 12 degrés Celsius, ce qui était loin d'être garanti, samedi soir à Vauchamps.
Les fermes froides
Attention donc à bien se munir de pulls voire de couvertures si vous êtes intéressés par voir la troupe de l'Agora jusqu'au bout à la halle de Sézanne vendredi à 21 heures. Cette fin d'été est plutôt rude certains soirs dans les espaces non chauffés.
Il serait dommage que vous ne teniez les 1 h 20, car chaque minute en est un vrai délice.

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Jean-Pierre DROUIN, metteur en scène et interprète du père de Léonie aux côtés d'Agnès Yver, qui joue la sage-femme.

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L'excellent Alexis Perret dans le rôle de Toudoux.

 

Publié dans le journal L'Union le mercredi 31 août 2011
Lilly THOMANN
Réservations et renseignements au 03.26.80.41.15. *Le vaudeville est un genre de poésie légère et de composition dramatique (généralement une comédie entrecoupée de chansons ou de ballets).

De Morsains à Bergères... le théâtre de l'Agora

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Il vous reste encore quelques dates pour assister à l'une des représentations du théâtre à la ferme avec la troupe de l'Agora.

Le théâtre à la ferme, c'est monter un spectacle et le présenter dans les communes qui désirent accueillir la troupe du théâtre de l'Agora... L'intérêt du théâtre à la ferme réside dans le fait qu'une commune, aussi éloignée soit-elle, peut voir arriver un jour une troupe de comédiens et voir se tranformer la place du village, ou la cour d'une ferme, ou même un hangar, en un lieu théâtral, avec tout ce que cela comporte de magie.
Le théâtre de l'Agora et la tournée du théâtre à la ferme sont soutenus par le Conseil général de la Marne et le Conseil régional de Champagne-Ardenne.
Pour 2008, le théâtre propose Le doux chant du Mississipi, asphyxie lyrique et décoiffante, pièce d'un certain monsieur Hervé, mise en scène par Jean-Pierre Drouin, avec J.-P. Drouin, Arnaud Jules, Alexis Peret, Stéphanie Ruaux et Agnès Yver.
Dates des différentes représentations : vendredi 5 septembre à Morsains; samedi 6 septembre à Vauchamps; vendredi 12 septembre à Baulne-en-Brie; samedi 13 septembre à Bergères-sous-Montmirail.

Article du 04/09/2008 Pays Briard

Jusqu'à mi-septembre, le théâtre s'invite à la ferme

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Découvrez le théâtre à la ferme à travers les cantons de Montmirail et d'Esternay.

Le théâtre à la ferme, c'est quoi ? C'est monter un spectacle et le présenter dans les communes qui désirent l'accueillir. C'est ce que fait la troupe du théâtre de l'Agora...

L'intérêt du théâtre à la ferme réside dans le fait qu'une commune, aussi éloignée soit-elle, peut voir arriver un jour une troupe de comédiens et voir se tranformer la place du village, ou la cour d'une ferme, ou même un hangar, en un lieu théâtral, avec tout ce que cela comporte de magie.
Le théâtre de l'Agora et la tournée du théâtre à la ferme sont soutenus par le Conseil général de la Marne et le Conseil régional de Champagne-Ardenne.

Pour 2008, le théâtre propose Le doux chant du Mississipi, asphyxie lyrique et décoiffante, pièce d'un certain monsieur Hervé, mise en scène par Jean-Pierre Drouin, avec J.-P. Drouin, Arnaud Jules, Alexis Peret, Stéphanie Ruaux et Agnès Yver.

Dates des différentes représentations : samedi 23 août à La Forestière ; vendredi 5 septembre à Morsains; samedi 6 septembre à Vauchamps; vendredi 12 septembre à Baulne-en-Brie; samedi 13 septembre à Bergères-sous-Montmirail.

Réservations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - theatragora.net - ou tél. 03.26.80.41.15.

Article du 20/08/2008 Pays Briard

Escardes Théâtre : la tournée des granges

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Le théâtre de l'Agora, dirigé par Jean-Pierre Drouin depuis 1973, s'est installé à Escardes en 1987. Son but est de monter chaque année un spectacle différent et de le jouer dans le Sud-ouest marnais. « La particularité de notre troupe est de jouer en milieu rural, principalement dans des granges. Le décor se prête bien à notre activité. De cette façon, nous nous approchons du public pour lui permettre d'assister in vivo à une pièce de théâtre avec des comédiens en chair et en os, opportunité qu'il n'aurait probablement pas pu saisir autrement que par notre passage. »
Tout comme dans une salle de théâtre classique, la scène présente une bonne sonorisation, des éclairages puissants, des décors appropriés… et de bons acteurs. « Ce que nous aimons dans notre formule, c'est la proximité doublée de convivialité. Cette année nous présentons notre 19e pièce. Nous sommes en répétition depuis début mai », précise Jean-Pierre Drouin, le metteur en scène. « Notre création 2008 intitulée le chant doux du Mississippi est une adaptation d'opéras bouffes de Louis-Auguste Florimond-Ronger dit Hervé où alternent les parties chantées avec les parties parlées fondées sur le comique, la gaîté et les sentiments. »
Trois opérettes seront interprétées par le musicien-chanteur et comédien Arnaud Jules qui a préparé toute la partie musicale, Jean-Pierre Drouin, comédien metteur en scène qui a réadapté la partie comédie, et les comédiens chanteurs, Agnès Yver, Stéphanie Rouaux, et Alexis Perret.
A quelques jours de la première, la scène est installée dans une grange d'Escardes et les décors sont en place. Les répétitions se succèdent à un rythme accéléré. « Nous interprétons trois opérettes en un acte La Fine Fleur de l'Andalousie, La Belle Espagnole et Le Compositeur. Notre planning nous emmènera dans seize communes. Si d'autres souhaitent nous recevoir, pas de problème. »
Seize dates
Samedi 28 juin à Escardes, vendredi 4 juillet à Montgenost, vendredi 11 juillet à Esternay, samedi 12 juillet à Joiselle, samedi 26 juillet à Corrobert, vendredi 1er août à Gaye, samedi 2 août à Lachy, samedi 9 août à la Chapelle Lasson, jeudi 14 août à Courgivaux, samedi 23 août à la Forestière, vendredi 29 août à Champguyon, samedi 30 août Broussy-le-Petit, vendredi 5 septembre à Morsains, samedi 6 septembre à Vauchamps, vendredi 12 septembre à Baulne-en-Brie, samedi 13 septembre Bergère-sous-Montmirail.

Publié dans le journal L'Union le samedi 28 juin 2008

Premier festival des spectacles scolaires Les élèves se dévoilent

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« ON s'est rendu compte que plein de choses étaient faites durant une année scolaire. Chaque classe, dans son coin, réalise des travaux ou des ateliers de qualité. Mais ces travaux n'étaient jamais montrés aux autres élèves ou aux parents. »
Axelle Frich-Mossé est professeur de français, à la cité scolaire de Sézanne.
Avec l'aide des autres professeurs, elle a décidé de remédier à cette situation en créant la première édition du festival des spectacles scolaires, qui se termine aujourd'hui.
« Sous cette appellation, nous avons voulu réunir ces travaux, sous la forme d'expositions ou de spectacles, qui seront présentés tout au long de la journée. En point d'orgue, nous organisons même une remise des prix, par catégorie. »
Au total, ce sont près de mille élèves, issus d'une trentaine de classes du collège et du lycée, qui sont les acteurs de ce festival.
Ainsi, depuis près de huit mois, les élèves de la classe de sixième Segpa découvrent le monde du théâtre, à travers un conte russe : « L'oiseau de feu ».
« D'abord, ils ont dû tout récrire pour en faire une pièce, détaille Axelle Frich-Mossé. Ensuite, ils sont montés sur scène, pour répéter. »
Afin de guider les premiers pas de ces comédiens en herbe, Agnès Yver, de la compagnie de l'Agora, a endossé le costume de metteur en scène.
« Ils sont un peu agités et on a du mal à les faire répéter plus d'une heure », sourit la comédienne.
Néanmoins, le théâtre a des vertus pédagogiques que la professeur de français ne saurait sous-estimer : « C'est très bon pour la confiance en soi, pour la valorisation de l'image. Ils apprennent aussi à s'écouter et à travailler en groupe. Et puis il ne faut pas oublier le gros travail de français qui a été fait pendant l'écriture des scènes. »

Des comédiens en herbe
« C'est bien parce qu'on apprend plein de trucs », confirme Jennifer, 12 ans, qui tempère néanmoins : « Le plus dur, c'est qu'il ne faut pas rigoler sur la scène. »
A quelques heures de leur première représentation en public, les jeunes collégiens commencent à ressentir les angoisses du comédien : « J'ai déjà un peu le trac », confie Amélie, appuyée par Jordan : « Jouer devant autant de gens, ça fait peur… »
Malgré tout, les enfants ne perdent pas le nord : « Bien jouer, c'est important. Mais si on peut gagner un prix, c'est encore mieux. »

Charles MARTIN

Publié dans le Journal L'Union le vendredi 12 juin 2009

Au collège du Grand-Morin Donner le goût de la scène

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Les élèves du collège du Grand-Morin d'Esternay ayant participé toute l'année scolaire à l'atelier artistique, ont présenté leur œuvre devant les parents. Jérémy Kabil et Florence Bélorgey, deux professeurs du collège, avec la participation d'Agnès Yver, comédienne du théâtre de l'Agora, ont donné de leur temps pour construire, apprendre et donner le goût de la scène aux élèves.
Patricia Lacombe, proviseur de l'établissement, explique : « Les enseignants ont réussi de combiner deux arts culturels, la danse et le théâtre ». Cette option permet de sensibiliser les élèves aux métiers liés au monde de l'art et de la culture.
Cette présentation est l'aboutissement fait par les seize élèves qui aujourd'hui présentent le burlesque et tout particulièrement sa dimension absurde et moderne, compte tenu du choix des auteurs. Durant l'année et avant achèvement de ce travail, l'atelier s'est déroulé en trois temps.
Pendant plusieurs semaines, les élèves ont été initiés à la pratique scénique par des exercices ou le texte était absent et la parole utilisée avec parcimonie. Cet exercice permet de familiariser l'élève avec le travail de l'espace du corps de la voix de l'écoute et de l'improvisation.

Publié dans le journal L'Union le samedi 05 juin 2010

Bergères-sous-Montmirail Théâtre à la Grange des Roises

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Les spectateurs étaient nombreux à s'être déplacés samedi soir à la Grange des Roises pour assister au dernier spectacle du théâtre de l'Agora « Léonie est en avance ou le mal joli ».
Et rien de tel qu'un Feydeau pour emballer le public lorsque les acteurs font dans la légèreté, le talent et que la mécanique est réglée au millimètre. La troupe de Jean-Pierre Drouin et Agnès Yver a provoqué de nombreux rires et a su maintenir le rythme infernal jusqu'au bout de « l'accouchement ».
Dans Léonie est en avance, pièce rarement donnée, on redécouvre les ingrédients d'un bon Feydeau. On y moque une société bourgeoise qui se réduit à ses convenances, ses tabous, ses certitudes. Les gags se succèdent, les personnages s'entrecroisent. Les parties chantées enveloppent et rythment le tout dans une ambiance digne d'Offenbach.
Le public est resté tard dans la nuit à échanger avec les comédiens sur la pièce qu'il venait de suivre avec un grand plaisir.
Prochaines « séances » le 8 juillet à Esternay et le 9 à La Forestière. Ouverture de la Grange pour le 16e festival, le 3 septembre.

Publié dans le journal L'Union le dimanche 10 juillet 2011